Nous ne prenons pas parti dans le différend commercial entre le Canada et les États-Unis. Nous lisons la liste, parce que c’est avec elle que doit vivre la personne qui achète des sacs.
Le 22 août 2026, les États-Unis ont commencé à percevoir des droits de 50 % sur environ 20 milliards de dollars américains de produits canadiens, soit 27,6 milliards de dollars canadiens selon le cabinet d’avocats BLG. Le 8 septembre, les contre-mesures tarifaires du Canada sont entrées en vigueur : 15, 25 et 50 % sur 27,6 milliards de dollars canadiens de produits américains.
Le mécanisme est plus étroit que les manchettes. Un droit de douane se perçoit sur un numéro tarifaire, une ligne numérotée du tarif des douanes. La liste publiée par le ministère des Finances du Canada, mise à jour le 26 août, contient une ligne pour le numéro 3923.21.90 : sacs et sachets de polymères de l’éthylène, autres. Le taux inscrit sur cette ligne est de 50. Il vise les marchandises originaires des États-Unis.
Trois choses fixent donc la facture : le numéro tarifaire, le pays d’origine et la liste en vigueur le jour où la marchandise passe la frontière.
À l’usine, rien de tout ça ne paraît. Une extrudeuse ne sait pas dans quel pays elle tourne, et un bon sac reste un bon sac des deux côtés de la frontière. Ce qui change, c’est la paperasse.
Jim Owen, analyste chez Rabobank, a déclaré à Packaging Dive qu’il y a probablement beaucoup de confusion. Sa raison : l’industrie a mis 30 ans à bâtir une machine bien huilée, avec le libre-échange du plastique, des moules, des résines et des additifs. Pendant trente ans, l’origine a été un détail que personne n’avait à écrire. Une liste par numéro en fait un champ obligatoire.
Une limite. La ligne que nous avons lue vise les sacs. La résine et le film relèvent d’autres positions du tarif, et nous n’avons pas pu confirmer s’ils figurent sur la liste. Nous n’affirmons rien à leur sujet. Chaque produit se vérifie sous son propre numéro.
Ce que ça change pour vous. Si vous achetez des sacs ou du film qui traversent la frontière, une fiche technique qui donne l’épaisseur, le format et la quantité ne suffit plus. Trois réponses de plus y ont leur place, par écrit : où le produit a été fabriqué, quel numéro tarifaire est déclaré, et quelle liste s’appliquait à la date du passage. Posez la question avant la soumission. La liste est publique, et elle est datée.